Par Jesper Doub, Directeur des Partenariats News, Europe, Moyen-Orient et Afrique

Nous souhaitons offrir aux utilisateurs et éditeurs de presse la meilleure expérience en matière d’actualités sur Facebook, et nous travaillons constamment avec l’industrie des médias pour soutenir son modèle économique et permettre aux utilisateurs d’accéder à des contenus médiatiques de qualité.

La loi du 24 juillet 2019 tendant à créer un droit voisin au profit des agences de presse et des éditeurs de presse – qui a transposé l’article 15 de la Directive européenne sur le droit d’auteur et les droits voisins – entre en vigueur le 24 octobre 2019. Les dispositions de cette loi prévoient notamment l’autorisation des éditeurs de presse pour afficher sur les plateformes en ligne, dans un format enrichi, les liens vers leurs contenus.

C’est déjà le cas sur Facebook. Les éditeurs de presse décident en effet de la publication de leurs contenus sur notre plateforme. Nous allons ainsi continuer d’afficher leurs contenus dans un format enrichi, en y incluant les images, les titres, les extraits et autres champs qu’ils publient via leur flux RSS. Une très petite part des contenus sur notre plateforme est cependant publiée par des utilisateurs, et ce sans avoir reçu le consentement des éditeurs de presse. Aussi, si ces derniers souhaitent que les liens publiés par les utilisateurs s’affichent dans un format enrichi sur Facebook, ils auront la possibilité de nous donner leur accord et de nous informer de leur volonté que ces liens soient affichés dans un format enrichi.

Dans l’esprit de l’article 15, nous souhaitons créer toujours plus de valeur pour les contenus des éditeurs de presse. Ainsi, nous engageons des discussions avec les éditeurs français pour mettre en place sur Facebook un espace dédié où les utilisateurs français pourront consulter des contenus des éditeurs. Nous voulons soutenir un journalisme de qualité, et croyons qu’un nouvel espace dédié aux actualités donnera aux utilisateurs français accès à des sources plus fiables, et les amènera à découvrir de nouveaux médias, élargissant ainsi l’audience des contenus de nos partenaires. Nos discussions avec les éditeurs français pour définir ce à quoi ressemblerait la meilleure expérience en la matière et comment nous pourrions rémunérer nos partenaires de façon appropriée, sont déjà en cours et se poursuivront au-delà du 24 octobre.

Nous continuons de travailler avec les éditeurs en qualité de partenaire, afin de leur permettre de créer de la valeur. De nombreux éditeurs choisissent en effet de mettre leurs contenus sur Facebook, à partir d’où les utilisateurs se rendent sur leur site Internet, générant ainsi des revenus pour les éditeurs au travers d’abonnements ou de publicités. Nous pensons que les éditeurs souhaiteront continuer à afficher leurs publications de la meilleure façon possible sur Facebook, pour ainsi encourager les utilisateurs à visiter leur site Internet.

Enfin, nous continuerons de permettre à nos partenaires de monétiser leurs contenus à travers de nombreux outils – en fonction de ce qui fonctionne le mieux pour leurs activités – comme les pauses publicitaires, les groupes, l’outil Instant Articles, les abonnements ou les événements. Ces outils ont généré pour les éditeurs de presse des centaines de millions de dollars de revenus. Nous avons déjà investi des centaines de millions de dollars supplémentaires dans des initiatives soutenant l’industrie de la presse, et notamment la presse locale, par exemple avec l’organisation de formations digitales et de programmes d’accélération à travers l’Europe.

Nous nous réjouissons de développer notre partenariat avec le secteur français de l’édition.